Expat à Florence: la dolce vita

Coucou les amis,

Aujourd’hui il neige beaucoup à Riga, et je suis tranquillement sous ma couette avec un bon petit thé citron miel. Vous devez sans doute faire la même chose chez vous, à moins que vous viviez dans les tropiques ou encore en Australie et que vous êtes en train de surfer.

La semaine dernière, j’ai eu la chance de collaborer sur le blog de Word Wide PedroL, blog d’un voyageur acharné. Vous pourrez voyager avec lui à travers son blog très littéraire et un brin audacieux et aventurier. Allez y jeter un coup d’oeil. Je vous parle de ma fantastique expatriation en Italie, un très beau souvenir pour moi, dans une ville attachante avec des jolies personnes comme mon acolyte Eva. J’espère que cela vous plaira. Bisous et bon dimanche mes chouchous 🙂

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Depuis toujours, mon obsession dans la vie était de vivre en Italie… Pourquoi, je ne sais pas trop. Peut être après une enfance à Nice, où la plupart de nos amis avaient des origines italiennes, peut être parce que mon père y travaillait et parlait chaque jour la langue de Dante où bien tout simplement parce que chaque année, on partait quelque fois avec mes parents en Italie, on passait uniquement la frontière, on allait boire un délicieux cappuccino à Ventimiglia mais on allait jamais plus loin. Ça m’en mordait les doigts. J’avais une curiosité dévorante pour ce pays… ça ne s’explique pas. Je rêvais d’apprendre cette langue si poétique, si romantique.

Alors le jour où j’ai eu mon premier job, j’ai économisé pour faire mon premier voyage à Rome. Ce fût une belle découverte, un enchantement, une ville d’une beauté pittoresque. Une ville-musée comme la surnomme tant. J’étais aux anges. J’y suis restée une semaine, marchant des kilomètres et des kilomètres pour ne pas en rater une miette. Puis ce fût Venise lors d’un autre voyage. Puis un jour, je me suis dit, mais pourquoi ne pas y partir un an? Je rêve de visiter le pays, d’apprendre la langue et de comprendre les coutumes de notre cher pays voisin.

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Alors, voilà, j’ai décidé de parcourir sur internet toutes les options qui s’offraient à moi. Lorsque je suis partie pour la première fois à l’étranger par le biais du programme européen Erasmus, je n’avais pas encore d’ordinateur portable, ce n’était pas facile à l’époque de trouver des partenariats ou bien des programmes bilatéraux pour partir à l’étranger étudier ou travailler.

Finalement, je me suis mise à faire plusieurs recherches sur internet. Je me suis tombée sur la page de » l’Agence Education Formation France » qui se nomme aujourd’hui « France Erasmus + ». J’ai pris connaissance des différents programmes qui s’offraient aux jeunes européens. Je ne savais pas qu’il y avait autant de programmes. C’est fou tout ce qu’on peut faire et la quantité de programmes offerts pour partir à l’étranger mais seulement très peu de personnes le savent.

J’ai finalement épluché ce site internet pendant des heures, jusqu’à trouver un programme intéressant… il s’appelait à l’époque le programme Grundtvig. Kezako ? Eh bien comme Erasme du projet Erasmus, Grundtvig était un écrivain et pédagogue scandinave mais celui-ci était danois. Il est considéré comme le père de la formation tout au long de la vie et écrivit plusieurs textes sur différentes pédagogies.

En quoi consiste ce programme?

En fait, il permettait de partir dans un pays en Europe entre 3 mois minimum et un an afin de faire un stage spécialisé dans « l’éducation des adultes ». En premier lieu, vous deviez choisir le pays de votre choix puis vous deviez trouver vous-même votre stage. Il y avait une liste sur le site d’institutions (la plupart d’écoles de langue privées), susceptibles d’être intéressées par votre candidature.

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Pour chaque pays, le montant de l’allocation différée selon le coût de la vie dans chaque pays. Le voyage aller-retour est payé ainsi que 200euros maximum pour l’achat de livres afin de pouvoir étudier la langue du pays d’accueil. Aucune connaissance de la langue du pays n’est requise, elle s’apprend sur place. La plupart des établissements reçoit le candidat Grundtvig et ne le paye pas donc propose des cours de langue du pays en échange.

Ce fut ainsi pour moi, j’ai pu profiter de cours d’italien durant plusieurs mois. J’ai donc décidé comme vous vous en doutiez de partir en Italie, j’ai trouvé une école de langue, prête à m’accueillir… devinez où ??? …… à Firenze !! Quelle chance, j’allais vivre 7 mois à Florence, en Toscane, un rêve de gosse. Pas de limite d’âge pour ce projet, pas de connaissance linguistique spécifique, juste une forte motivation et une envie de se spécialiser dans le futur dans l’éducation pour adultes.

Vous devez aussi avoir étudié ou bien effectuer des stages en éducation mais chaque dossier est étudié très minutieusement. Je vous conseille d’envoyer votre candidature, un dossier extrêmement bien réalisé sera accepté et vous aurez l’occasion de vivre dans un pays européen, ce qui est toujours une expérience gratifiante.

Comment a été mon expérience?

Je suis arrivée un jour du mois de septembre, là où le soleil frappait encore sur le Duomo, mais la chaleur écrasante avait disparue. Avec le mois de mai, je pense que le mois de septembre est le mois le plus agréable à Florence. Bien qu’en Toscane, le printemps est vraiment magnifique.

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La première semaine a été assez stressante, car je devais rapidement trouver un appartement avant de commencer le travail et ne parlant pas du tout italien, ce ne fut pas chose aisée. Chaque nuit d’hôtel coutait assez cher, j’ai donc décidé de louer un petit appartement par le biais du site internet « Homelidays » afin d’avoir une semaine tranquille pour trouver au plus vite ma nouvelle maison florentine.

Ce fut finalement grâce à une visite à l’Institut Français, que je rencontrai Jean qui me donna un bon tuyau, celui d’un ami qui louait un appartement, et ce fût le bon. Je ne peux pas y croire, je vais vivre en face de mon nouveau travail et dans ma rue je vois le Duomo !! Je suis à 300 mètres du Duomo, dans une des rues les plus anciennes et les plus emblématiques de Florence, la « via san Egídio».

Dans la rue, il y avait la magnifique bibliothèque « Oblate », où chaque soir à la terrasse on aperçoit le coucher de soleil sur le Duomo.. j’y étais enfin… dans mon rêve à l’italienne…comme dans les films italiens en noir et blanc que j’aimais tant voir enfant.

Mon travail à l’école était très pluridisciplinaire. J’ai appris beaucoup de choses, que ce soit dans mes cours d’italien, où je prenais énormément de notes dont la façon à laquelle les cours se déroulaient, au niveau pédagogique, sur des techniques des professeurs. J’ai appris aussi sur la gestion d’une école, j’ai écrit un blog … J’ai appris l’italien, qui était mon objectif numéro un en arrivant en Italie.

Finalement, j’ai beaucoup voyagé dans le pays, j’ai eu la chance de visiter Milan, Turin, la Vénétie ou encore les îles comme la Sardaigne et la Sicile. J’ai profité également de nombreuses escapades en Toscane où je me suis régalait par la beauté des lieux et la gastronomie.

 

Je connus mes premiers apéritifs, mon rythme devint chaque jour plus italien. Chaque soir à 19h, j’enfilais une petite robe noire, pour aller déguster de bons petits plats, en sirotant un Spritz, boisson très populaire en Italie du Nord, venant de Vérone, à base de vin blanc pétillant, d’eau de Seltz et de l’Apérol. L’apéritif est environ 8 euros et on a un bon verre de vin et on peut manger à volonté.

Je ne vous cache pas que j’ai pris quelques kilos en Italie… mais bon je me suis dit qu’on y vit qu’une fois, et que j’ai goûté de si bonnes choses après 8 mois en Toscane. Quand on aime, on ne compte pas, comme on dit.

Tous les matins j’allais boire mon capuccino au restaurant et café « Cibréo » en faisant mon marché, puis le week end, j’attendais des heures, en faisant la queue pour un vrai Panino à « l’Antico Vinaio », l’un des meilleurs de la ville. J’ai pu voir le Duomo, ou plus exactement la basilique Santa Maria del Fiore, à chaque moment de la journée, la nuit après une fête, le matin aux aurores, l’après midi d’été, un soir de printemps ou encore un midi d’hiver.

 

Chaque fois, elle m’inspirait, elle m’impressionnait, je ne m’en suis jamais lassée. Je n’oublierais jamais ces moments : ces odeurs aux marchés de Florence, ces après-midis pluvieux à visiter pour la troisième fois le même musée, ces longues visites à la « Farmacia Santa Maria Novella » ( la plus ancienne pharmacie de la ville qui est juste splendide et qui vend des produits biologiques fabriquées par des sœurs), mes escapades à Fiesole ( petit village dans les hauteurs de Florence), mes jours ensoleillés où je restais assise des heures en dévorant une glace sur la « Piazza Santa Croce » et ces longues ballades quotidiennes jusqu’à « l’Oltrarno» (l’autre partie de la ville, la rive droite).

Je pourrais bien sûr vous en parler des heures mais je vais m’arrêter là. J’ai eu une sacré chance d’y être et j’en été consciente. Je finirais par cette dernière phrase : «Firenze, ti voglio bene». Florence, je t’aime plus que tout et tu me manques beaucoup.

Ce programme Grundtvig n’existe plus aujourd’hui car il faisait partie des projets de la Commission Européenne de 2007 à 2012. Mais si vous êtes intéressés par ce type de programme, il y a des programmes similaires appartenant au nouveau programme « Erasmus + ». Vous pourrez retrouver toutes les informations concernant ces échanges sur le site Agence Erasmus.

A presto, tanti baci  🙂 

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